l'ours est un animal relativement gros
Journal intime
l'ours est un animal relativement gros
Catégorie :
Journal intime
Créé le :
04 nov. 2004 00h39 par alpinekarmacoma
Modifié le :
15 mai 2008 08h11
Visité :
9323 fois
Cette semaine :
0 fois
Description :
blabla et bla, tout ça en fait. et puis aussi un peu sniff, argh, boum.
|
|
|
| Créé le : |
15 mai 2008 08h11
|
Article posté par : |
Web |
|
Cette année ma “découverte”, c’est le métro. J’ai toujours vécu dans des petites villes, mais depuis 6 mois, je prends le métro. Tôt le matin. Tôt comme quand le monsieur qui nettoie la station passe la petite machine sur le quai. Tôt comme quand il n’y pas un bruit et qu’on peut entendre “don’t worry, be happy” à la radio. Tôt comme quand il y a juste assez de monde pour s’occuper à les observer, mais pas trop pour ne pas qu’ils m’écrasent les pieds. Juste ce qu’il faut pour savoir que je prends le métro avec les mêmes gens tous les matins, et que le manque de foule enlève un peu de cet anonymat.
Il y a M Roux-qui-ne-sourit-jamais-mais-qui-s’habille-super-bien, avec son super Ipod et qui s’assied toujours sur le fauteuil où j’avais envisagé de m’assoir -je rentre en dernier dans la rame, j’aime pas les gens qui poussent dans le dos-.
Il y a Mme Toujours-pressée-Why-the-rush?, qui arrive presque aussi en avance que moi (c’est génétique chez moi d’être en avance) -c’est à dire juste quand le métro précédent quitte la station- mais qui court quand même sur le quai -pas pour attraper le métro hein, il est déjà parti- , qui se lève du banc dès qu’elle entend un petit bruit indiquant l’arrivée du suivant, qui est debout la station d’avant celle où elle descend -qui est aussi le terminus-. Elle doit passer sa journée à courir.
Il y a M Grosses-couilles-dans-un-jogging, en face de qui je me suis retrouvée l’autre matin, ce qui lui a valu son surnom, parce que je ne pouvais pas détacher mes yeux de ça. Pas übersexy, plutôt bbwwaark même.
Il y a Petit-Portugais-Mimi, qui arrive toujours super juste pour la correspondance -chaque matin je me demande s’il arrivera à temps- et qui joue à cache-cache-regard avec moi.
Il y a, selon les jours, le Couple-d’amoureux-en-fin-de-weekend qui va à la gare et qui profite toujours de l’occasion pour s’embrasser en me roulant sur le pied avec la valise à roulettes; le Business-man qui s’en va pour un rendez-vous d’affaire en TGV et qui systématiquement vérifie l’heure de son train sur son billet ; l’Etudiant-Fatigué, qui exceptionnellement s’est levé tôt pour un truc obligatoire et qui essaye de finir sa nuit en fermant les yeux dès qu’il le peut ; il ya parfois quelques noctambules en fin de nuit, qui n’attendent qu’une chose, de retrouver leur lit.
Et puis il y a Melle Grande-Blonde-en-tailleur, qui fait la ligne de bout en bout, qui est parfois pas très bien réveillée et qui monte toujours par les escaliers, jamais les escalators. ça, c’est moi.
|
| Arrivée en terre étrangère. |
|
| Créé le : |
14 mars 2008 22h41
|
Article posté par : |
Web |
|
Voilà comment tout a commencé.......
Une Leslie qui part à l’aventure, une Leslie qui sort de l’Europe
pour la première fois, une Leslie qui s’en va au fond de la jungle et qui ne
sait pas ce qui l’attend. Cela fait maintenant un an, et même si les souvenirs
resteront longtemps, je trouve plus intéressant de vous retranscrire directement
mes impressions d’alors, avec peut être quelques commentaires de la Leslie qui
est revenue.....
-------------------------------------------------------------
aye j·y suis et jái du mal avec le clavier !!
ça se voit non?
le vol a ete long, mai jái eu droit a un petit orage
tropical de bienvenue ! Atterrissage brusque, il faut dire que la piste est un
peu courte...
L'arrivée s'est faite sans encombre, douane etc no problemo.
Le taxi m'attendait, super pittoresque surtout dans la façon de conduire!!!
J'ai deja rencontre plein de monde, fait de la pub pour la réserve,
et surtout pris une bonne douche en arrivant avec la fameuse douche suicide
costa ricaine (c'est le pommeau de douche électrique qui chauffe l'eau
directement!!)
Demain suite du périple, bus etc...
Il y a donc 8h de décalage horaire, cela fait maintenant
plus de 24h que je suis levée mais la fatigue n'est pas encore tombée. ça va
venir...
Le backpackers est très cooooool, plein de couleurs, bob
marley en fond sonore, crêpes gratuites....
En attendant le taxi qui m'emmène a la gare routière j'en
profite pour
donner quelques nouvelles encore.
Ce matin, pancakes faits par moi même, pour le coup c'était vraiment
du cake, je vous dis pas l'épaisseur du machin!!
Les gens sont vraiment super sympas, serviables et rigolos, alors c'est bien !
J’ai récupère des colones, et pris 2kg de monnaie en plus, il va
maintenant s’agir de ne pas mélanger avec les dollars...jusqu'ici,
fastoche, puisque les dollars sont verts et les colones rouges...
J'ai dormi comme une masse, couchée a 20h, réveillée a 5h30 par les
cris des oiseaux dehors. Les "moineaux sont bizarres, ils ont pas de
queue, on dirait des mini poules!
Il fait nuit vers 18h30, et jour vers 5h d'après ce que j'ai pu
constate, mon arrivée se fera donc de nuit à Monteverde.
Bon, je dois laisser la place, d'autres globe trotters attendent..
------------------------------------------------------------------------------
La concision des phrases résume à la fois le peu de temps pour être sur
internet, mon excitation de tout voir, parler à tout le monde, et ma peur de
rater le bus...Et pour vous faire un peu languir, j’arrêt ce premier article
costa ricain là-dessus...
|
|
|
| Créé le : |
14 mars 2008 22h26
|
Article posté par : |
Web |
|
Un an tout pile que j’ai déserté ces pages. Quelque temps
que ça me trotte dans la tête de vous raconter des bouts de ma vie. Et puis
Clem et son nouveau texte qui jouent le rôle de déclencheur.
Depuis un an, quoi de neuf ? Des charnières, des
grosses charnières...
Il y a d’abord eu ce voyage, cette découverte, cette
expérience inoubliable en Amérique Centrale. Cela mérite plus que quelques
lignes, je m’étendrai bien plus dans d’autres textes (oui, vous avez bien lu,
il y en aura d’autres !!).
Puis il y a eu l’obtention de mon diplôme, et donc le départ
vers la vie « active ».
Et me voilà donc à Lyon, où je fais ma petite place depuis
fin septembre.
En recherche d’un emploi qui me corresponde, qui me fasse
vibrer un minimum, et comme il faut bien payer le loyer, je suis plante verte d’accueil...Et
en parlant de loyer, voici la dernière charnière en date : mon chez moi
rien qu’à moi.
Je vis (vais) jusqu’à présent en coloc, et puis il y a
quelques semaines, je suis rentrée du travail, j’ai regardé ma chambre, et ça m’a
frappé : je suis installée « provisoirement », comme si j’allais
partir en fin d’année scolaire, comme j’ai toujours fait. Et je me suis dit, ma
grande, tu n’es plus étudiante, tu as un salaire, tu as 24 ans, il est temps de
prendre un risque et de t’installer quelque part pour plus de 10 mois. Je suis
donc partie à la recherche de mon chez moi de mes rêves...et je l’ai trouvé, à
la première visite...J’ai toujours été chanceuse en logement. Et là, c’était le
coup de cœur.
Lundi, j’emménage donc dans un charmant petit appartement au cœur
de la Croix Rousse, quartier que j’ai eu envie d’appeler MON quartier dès que j’y
ai mis les pieds. Et je rêve la nuit, de la déco de mon chez moi, du petit
marché quotidien à deux pas, de descendre les pentes en Vélov pour ensuite me
dire que non décidément, à remonter, ça va être la galère.....
Ma vie d’adulte.
|
|
|
| Créé le : |
15 mars 2007 12h33
|
Article posté par : |
Web |
|
Tica, c'est quoi? vous entends-je déjà demander. Tica, c'est le féminin de Tico. Tico, c'est le petit surnom donné aux costaricains. Et comme me le rappelle la douleur dans mon bras droit pour cause de cockails de vaccins, le Costa Rica, dans trois semaines, j'y suis !
Yipi !
|
|
|
| Créé le : |
05 févr. 2007 17h08
|
Article posté par : |
Web |
|
Ce matin après avoir raccompagné Emeule à la gare je suis montée dans le bus 10. Et sur le trajet, je me suis rendue compte, soudain, que j’étais en train de refaire le parcours que j’avais fait en arrivant seule dans cette nouvelle ville un mercredi midi, sans savoir où descendre. Et là dans le bus entre les lycéens mal réveillés et les travailleurs et leur tête de lundi matin, j’ai réalisé.
A quel point tout ce qui m’était étranger alors m’est familier aujourd’hui.
Je connais les rues. Je connais les pavés. Je sais ce qu’il y a de l’autre côté de ce pont. Je sais le nom de cette ruelle. J’ai des souvenirs à chaque coin de rue. Et surtout, je connais les gens.
Je fais la bise au serveur de ce bar quand j’y rentre, et y suis accueillie royalement. Le vendeur de l’épicerie en bas de chez moi rigole quand je viens chercher du thé le matin, les yeux collés de sommeil. Je salue Yvonne qui traverse la place avec son petit cabas rempli de boîtes de sauce tomate à la provençale. J’ai toujours un petit coup d’œil pour ce magnifique métis dans son magasin de vêtements. Je connais les raccourcis, les magasins ouverts tard la nuit.
C’est ma ville.
A la fin de cette semaine c’est fini. Fin de l’école, fin de Besançon.
Mais ensuite, tout commence…
|
|